Plus jamais quoi ?
 sites référencés à ce jour
La Nuit Rwandaise
Rwandanet
Liaison-Rwanda
Survie
Réseau Voltaire
Association Sconfine
 Le Rwanda Web Ring, anneau de sites dédiés au Rwanda
L'auteur 
on savait et on n'a rien fait...(animation sonore)
un livre

Il existe beaucoup moins de sites dédiés au Rwanda et au troisième génocide reconnu du vingtième siècle, que de sites consacrés à Lady Di. En matière de photographie, si tant est que nous puissions fixer notre monde en un seul cliché, nous parlerions de premier plan et d'arrière plan.

Déjà, en mai 1994, les derniers jours de Jacky Onassis et la mort d'Ayrton Senna à Imola avaient, dans les médias, relégué le génocide rwandais au rayon des pertes regrettables et profits obligatoires.

Nous nous intéresserons ici à ceux qui s'obstinent à fouiller les arrières plans pour y trouver des raisons d'espérer encore, aussi solidaires et minimes soient-elles : l'Histoire prouve qu'elle se répète ici et puis là, et que nous tirons peu de leçons du passé. Son rôle est pourtant de donner à comprendre en perpétuant par exemple la mémoire du "plus jamais ça" de 1948, et en oeuvrant à l'éveil d'une conscience commune à l'humanité toute entière.

Pour dénoncer ce manquement prévisible à la parole des peuples, le Rwanda n'aura eu droit qu'à une simple parabole de CNN déployée le 10 avril 1994, puis repliée dans l'urgence le 15 : "Too dangerous, not enough interest..., deep Africa, you know..., middle of nowhere" disaient les rédacteurs américains à l'époque, qui avaient reçu l'ordre de rentrer ( "trop dangereux, sans intérêt..., l'Afrique profonde, rien de plus..., le centre de nulle part" )...

 "...La télévision, sans mémoire propre, n'écoute ni ne retient ce qu'elle montre... La télévision n'écoute pas ce qu'on lui dit, tandis que le téléspectateur ne voit pas ce qu'on lui montre...

...Et ce qu'on appelle un "évènement" n'est jamais en définitive, que le résultat de la mobilisation - qui peut être spontanée ou provoquée- des médias autour de quelque chose qu'ils s'accordent pour un certain temps, à considérer comme tel. (La vision médiatique" de Patrick Champagne dans "La misère du monde" sous la direction de Pierre Bourdieu, Paris, Seuil, 1993)...

...Il faut bien en conclure que le génocide rwandais n'a pas été pour la télévision française un évènement..." ( Danielle Birck, journaliste à Radio France International, "Les Temps Modernes" juillet-août 1995, N°583 "Les politiques de la haine, Rwanda-Burundi 1994-1995 )

Les journalistes, universitaires, militants des droits de l'homme et humanitaires qui ont oeuvré depuis 1994 pour combattre cette fois en connaissance de cause et en temps réel, un négationisme qui dépassera très vite les propres frontières du Rwanda, sont cités tout au long des pages précédentes. Il faut maintenant citer le travail exemplaire de quelques sites internet dédiés au Rwanda.

Le 7 avril est plus discret que le 11 septembre dans les mémoires : faut-il s'en étonner ?... Sans doûte.
Chaque 7 avril, un nouveau numéro de la revue La nuit Rwandaise, dont le thème, identique chaque année, est « l'implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda », se propose de faire le point sur les éléments récents relatifs à cette question d'une très grande importance. Enquêtes, analyses, événements, polémiques sont signés par des spécialistes reconnus de la question afin que les lecteurs disposent d'une information de grandes qualité et précision.
les objectifs du site sont énumérés par son auteur:
  • apporter des éléments relatifs au Rwanda (histoire, géographie, culture...)
  • mettre à la disposition d'autres internautes des informations concernant le Rwanda qui font cruellement défaut ou sont difficiles à trouver en Europe ou ailleurs ( actualités, liens internet...)
  • ouvrir un espace aux Rwandais ou non rwandais souhaitant s'exprimer sur le web ( à l'exclusion des "interahamwe, racistes ou nazis de tout poil" )
  • perpétuer la mémoire du génocide
  • perpétuer le souvenir de Fred
  • épater ma femme... 

Ce site héberge le mensuel Rwanda Libération, informe sur l'évolution des procès du TPIR par la fondation Hirondelle basée à Arusha, met à notre disposition cartes et documents très intéressants ( par exemple, la première estimation du nombre de victimes du génocide pour la plupart des préfectures, et commune par commune ), nous apporte une bouffée d'air pur lorsqu'il s'émeut avec humour d'un ouvrage rare sur les Twas, ethnie rwandaise négligée par tous, nous fait entrer dans l'univers des contes du pays des mille collines, propose des puzzles pour enfants, une machine à calculer en Kinyarwanda... Implication, amour du Rwanda, désir de partager cet amour avec le plus grand nombre...

Les mises à jour ont cessé fin 2001. Le site reste consultable comme archive. Salut Jean-Luc.

Liaison Rwanda " Un réseau de citoyens...! Un site "associatif" et "interactif" qui se fait l'écho des actions de solidarité et informe sur le Rwanda.".

Le bulletin papier bimestriel est très intéressant et sert de lien entre les 11 associations et collectifs français qui composent actuellement ce réseau solidaire oeuvrant pour la reconstruction au Rwanda, par des parrainages d'orphelins, des aides financières, des actions ponctuelles et durables (achats de maisons pour l'accueil des enfants pris en charge, fournitures de médicaments, de matériel scolaire, mise en place d'élevage de poules pondeuses...)
L'éditorial est toujours au plus près des évènements alarmants de la région (comme les déclarations officielles incitant à la haine ethniste en RDC, et allant jusqu'à exiger l'éradication des populations tutsi du Congo, refrains trop entendus déjà en 1994), quand il ne s'attarde pas sur les lenteurs des procédures d'investigation, de justice internationale, et autres atermoiements de certaines commissions parlementaires d'information...
Mise en ligne d'une pétition (quand on parle du loup...) pour demander l'ouverture d'une vraie commission d'enquête sur le rôle de la France dans les évènements tragiques qui ont mené au génocide rwandais.
Extraits d'articles de la presse internationale, réactions à chaud, interviews, dépêches concernant la région des Grands Lacs, critiques de livres et de parutions consacrés à cette partie de l'Afrique (rubrique "à lire...ou à fuir")... tous ces textes repris désormais dans la nouvelle mouture du site (septembre 2003), sous forme de fiches de lecture essentielles.
Révolte, vigilance, réflexion, action collective. (Juillet 2007 : Liaison Rwanda ne répond plus à cette adresse...)
SURVIE " Une campagne de citoyens pour obtenir une réforme de la politique française de coopération et d'aide publique au développement.
Des citoyens entrent en politique pour des objectifs vitaux :
  • Objectif initial: une loi pour la survie et le développement.
  • Deuxième objectif: ramener à la raison la politique africaine de la France.
  • Troisième objectif: lutter contre la banalisation du génocide."

Survie est une campagne de citoyens inspirée par le Manifeste-appel de 126 Prix Nobel contre la faim et pour le développement (1981). A la suite de cet appel, des collectifs civiques se constituent en Europe, dont en France, l'association Survie en 1984.

La faim et la misère ne sont pas seulement l'affaire du caritatif et de l'humanitaire, mais aussi et surtout des politiques. "Il faut donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants". Il faut mettre enfin à l'ordre du jour parlementaire, "une loi pour la survie et le développement des populations les plus défavorisées". Le projet de cette loi rédigé en 1989 par cinq députés (PC, PS, RPR, UDC et UDF), avait en 1994, l'aval signé des trois-quarts de l'Assemblée Nationale française.
Mais une aide au développement existe déjà par la coopération, direz-vous (45 milliards de francs en 1995). Oui, mais ses mécanismes datent des années 60, époque de transition post-coloniale, et ont permis de soutenir des dictatures telles que récemment, le Soudan Islamiste et le Rwanda génocidaire. Il faut donc, "ramener à la raison la politique africaine de la France".
Quant au passé récent de cette politique, et concernant spécialement le Rwanda, force est de constater qu'elle n'aura généré qu'une forme de négationisme enrobé de Turquoise, sorte de prisme au travers duquel le génocide est réduit à d'ancestrales luttes tribales où les massacres sont le fait des deux parties ethniques en présence. Il faut dès lors, "lutter contre la banalisation du génocide".
Des objectifs sobrement exprimés, une rubrique "Billets d'Afrique" avec son édito et ses "salves sur les avatars des relations franco-africaines" qui en disent long sur les nombreux liftings ratés de madame Françafrique puisqu'elles en révèlent le visage véritable et perverti.
Survie édita aussi des "cartons rouges" à faire parvenir aux personnes réprimandables. En octobre 2000, par exemple, c'est Jacques Chirac qui fut crédité d'un carton rouge pour ses tentatives de sabordement à New York, de la Cour Internationale de Justice... Aux signets, citoyens !

fevrier 2004 : PETITION DE LA COMMISSION D'ENQUETE CITOYENNE SUR L'IMPLICATION DE LA FRANCE DANS LE GENOCIDE AU RWANDA mise sur pied par Survie, la Cimade ( service oecuménique d'entraide ), l'association Aircrige et de nombreuses personnalités, et qui examinera du 22 au 26 mars 2004, l'ensemble des éléments à sa disposition faisant peser sur la France le soupçon d'une complicité multiforme avec l'un des crimes les plus graves du XXème siècle

Survie en régions : l'incontournable site de Survie 67. Le plus complet, une source bouillonnante d'infos , une oasis d'éveil salutaire. La Françafrique n'aura pas l'Alsace et la Lorraine, ça non !

 

Autres sites...

  • Réseau Voltaire : "Le Réseau Voltaire était une cellulle d'information commune à divers partis, syndicats et associations (français).Positionné sur une ligne éditoriale résolument laïque et républicaine, il enquêtait en permanence sur les acteurs de la vie publique et exposait des éléments de lecture complémentaires de l'actualité.Il n'avait pas vocation à se substituer aux structures militantes mais à fournir aux citoyens engagés les éléments nécessaires à leur réflexion.Il était un organe de renseignement et d'anticipation des luttes. Le Réseau Voltaire était membre du Comité national de vigilance contre l'extrême-droite."

Pour ce qui concerne plus particulièrement le Rwanda, leur dossier thématique "Politique étrangère" était édifiant, par exemple pour l'organigramme complet des membres de l'executif français investis de responsabilités sur le dossier du Rwanda depuis le milieu des années 80 jusqu'au génocide de 1994. Les militaires n'étaient pas oubliés (opérations Noroît, Amaryllis, Turquoise...), les éminences grises non plus, de la majorité comme de l'opposition.(Octobre 2009: le Réseau Voltaire ne répond plus à cette adresse)

  • Fondation Hirondelle : rend compte des procès du TPIR à Arusha, Tanzanie.
  • MSF
  • Wirira ( site membre du rwanda webring ) (juillet 2007 : le site ne répond plus à cette adresse)
  • Réseau documentaire international sur la région des Grands-Lacs : "l'initiative de la création du Réseau est dûe à un groupe d'universitaires et de chercheurs spécialistes de la région ; l'objectif est de diffuser le plus largement possible une grande quantité de documents classés sous l'appellation de "littérature grise", c'est à dire toutes les productions écrites non publiées ou à diffusion limitée." Des traces par millions, que l'Histoire ne pourra nier lorsqu'elle s'écrira...
  • Fondation Ntarama site initié par Diogène Bideri, professeur de philosophie et témoin des massacres des Bagogwe en 1992, annonciateurs du génocide de 1994.
    Ce que cherche la Fondation Ntarama :
    Recueillir les témoignages oraux, écrits, audiovisuels
    Archiver le reflet du génocide des Tutsi dans les médias
    Interviewer des témoins
    Collecter les témoignages littéraires et artistiques (cinéma, tv, théâtre, peinture,..)
    Analyser les éléments essentiels des témoignages, études comparées sur la vie des survivants au Rwanda et dans les pays d'adoption, problèmes et tensions identitaires durant le génocide, changements intervenant dans les valeurs familiales et sociales durant le génocide, influence des conceptions philosophiques ou religieuses sur le comportement des survivants face au génocide, différentes formes de perception des événements chez les rescapés, réactions des enfants séparés de leurs parents et cachés dans différents milieux,
    Créer une base de données relative à tous les survivants qui ont donné leur témoignage
    Réfléchir à l'utilisation des témoignages dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur
    Dresser un inventaire des conséquences sociales et humaines qu'ont subies les victimes du génocide.
    Longue vie à la Fondation Ntarama, ce qu'elle a entrepris là est ENAURME (juillet 2007 : le site ne répond plus à cette adresse...)
  • Association franco-italienne, Sconfine, qui s'occupe de développer un projet d'aide à la réinsertion des handicapés au Rwanda. Sconfine est une jeune association, née de l´union d´intentions et de forces d´un groupe d´amis, dans le but de soutenir le projet de deux amis rwandais, aujourd´hui membres de l´association.
  • Sconfine veut collaborer avec les institutions locales rwandaises (Ministère de la Culture, de la Santé et des Affaires Sociales; Prefecture et Mairie) pour réaliser un projet de développement durable avec une vision anthropologique. Le projet a pour but la réalisation d´un centre culturel local géré par une équipe mixte de personnes handicapées et non handicapées qui offre des activités accessibles à toute la population, ainsi témoin d´un grand exemple d´intégration active de l´handicap qui, dans un tel contexte, sort du stéréotype de la dépendance de la société et se libère en prenant la forme d´un acteur social qui organise et offre des activités socialement utiles à toute la communauté. La réalisation du projet prévoit le jumelage entre Sconfine et l´association locale Umuzi, consituée d´une équipe mixte, qui dans ce cas spécifique est composée de personnes handicapées et non handicapées.
    Tous les sites relayés ici proposent eux-mêmes une foule de liens difficilement contournables....
UN LIVRE
"Inyenzi ou les Cafards", récit autobiographique de Scholastique Mukasonga (Editions Continents Noirs Gallimard - 176 pages - dans les librairies depuis mi-mars 2006). De 1959 à 1994, le génocide a pris corps, a pris les corps comme pour leur faire un dessein. Les premiers rouages de la machine d'extermination des Tutsi ont vu le jour dès 1959. Scholastique Mukasonga se souvient de toutes ces années d'exodes et de massacres annoncés. Comment pourrait-elle oublier quand ces cauchemars reviennent la hanter jusqu'en plein jour à Paris, à des milliers de kilomètres du Rwanda, au point que même si loin, elle n'ose se retourner de crainte de voir surgir les miliciens enragés qui depuis 1960 pourchassent les "cafards" ?...

 

Cliquez ici pour découvrir le Rwanda WebRing !SITE malheureusement en désuétude : cliquez ici 


titre auteur 

1975 : diplôme d'opérateur de prises de vues cinéma et TV (INSAS Bruxelles)

1997 : diplôme de concepteur- réalisateur multimédia (EMC Malakoff) 

64 ans

Michel Ognierma photo
    Réalisation de trois courts-métrages
    Ecriture d'un scenario de long-métrage
    Deux romans achevés, d'autres en cours...
    Des recettes aussi ("Noyade de poissons sur persillade de sans-abris", "Plateau de fruits de mort",...etc), peu comestibles
    Un site sur le génocide des Tutsis du Rwanda (mises à jour mensuelles)
 
en bref... 
 assistant- caméra cinéma de 1974 à 1979
monteur de stands puis responsable de chantiers à partir de 1980
 déplacements en URSS trois fois
au Proche- Orient trois fois
 aux Etats Unis trois fois
  et en Afrique subsaharienne sept fois
 à Paris, de 1990 à 1995, gérant d'une coopérative ouvrière
 décors d'évènements sportifs, jeux olympiques de Barcelone...
  1995, une formation multimédia...
 ...et puis ce site sur le génocide obstinément remis à jour depuis presque 20 ans.
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  cliquez sur l'animation Shockwave Director si vous voulez réécouter le propos de F. Laffont sur France Inter en 1996.